Mardi 24 février 2009
De retour, j'espère pour longtemps (enfin, si le boulot le permet), je vais enfin pouvoir reprendre ici mes bonnes vieilles habitudes.

C'est donc reparti en fanfare avec le mot de la semaine, "sicaire", trouvé au détour d'une page des aventures de Thursday Next, l'héroine de Jasper Ffforde (et oui, parce que je les ai aussi tous lus entre temps, ce qui rajoute à ma to do list de bloggueuse).

Donc, un sicaire est un terme littéraire ou historique pour désigner un tueur à gages. Il tire son origine de la sica, une épée courte et recourbée utilisée par les Thraces en de temps reculés... (merci Wiki).
Par N@th - Publié dans : Le mot de la semaine
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Jeudi 5 février 2009
Par N@th
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Mercredi 12 novembre 2008
Au menu du(des) prochain(s) post(s) :

- Pourquoi j'ai stoppé ma lecture de Poker d'âmes de Tim Powers alors que j'en avait déjà lu plus de la moitié ?
- Comment j'ai dévoré en quelques heures le tome V des Dresden Files et comment je suis dégoutée de ne pas pouvoir lire la suite now!
- Que se passe-t-il dans Eon, de Greg Bear, le roman qui m'occupe dans le bus en ce moment une dizaine de minutes par jour ?

Suspense, suspense....Toutes les réponses au prochain numéro, soon j'espère...
Par N@th
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Lundi 6 octobre 2008
Le Jour des Triffides, par John Wyndham, paru aux éditions Folio SF.

Après qu'une pluie de comètes a éclairé le ciel de lumière verte, l'humanité toute entière est devenue aveugle, excepté un petit nombre de "survivants" qui n'a pas regardé "le spectacle du siècle".

Bill Masen, le héros de cette histoire, se réveille d'une opération des yeux quelques jours après cette pluie de météorite, voyant, et découvre avec stupeur et horreur qu'il est l'un des derniers voyants sur Terre.

L'humanité recommence donc à se construire, tant bien que mal, tandis que de mystérieuses plantes, les triffides, apparues quelques années plus tôt commencent à devenir vraiment menaçantes, pouvant maintenant se déplacer et tirer profit de la faiblesse des humains.

Mon avis :
Le jour des Triffides est un roman post-apocalyptique, thématique très appréciée des auteurs des années 50-60. Comme dans de nombreux classiques du genre, nous suivons l'un des survivants dans sa quête de construction d'une nouvelle vie alors que le monde est plongé dans le chaos le plus total.

L'un des points les plus intéressants développés par l'auteur est sans conteste l'asservissement de l'homme par l'homme. Certaines personnes fraîchement devenues aveugles, apeurées et désorientées, ont par exemple, choisi de capturer des voyants auxquels ils s'enchaînent pour non seulement trouver leur chemin mais aussi et surtout de la nourriture. Ce premier exemple de ce que l'être humain est capable de faire subir à un autre marque le début d'une dégringolade un peu classique tout de même. On retrouve donc parmi les groupes qui finissent par se former, des organisations menées par des militaires, d'autres par des pro-cathos ou des groupes de suicide...

Au final, c'est la réorganisation de ce qui reste de l'humanité qui est au coeur de ce roman. Comme dans tout roman post-apocalyptique, la société entière doit, et très vite, se réorganiser et re-apprendre pour survivre : les vives manquent vite, il n' y plus d'eau courante, plus d'électricité et plus personne pour fabriquer. Sans compter des métiers vitaux, tels médecins, infirmières ou même éboueurs... Là où il n'y a dans ce roman finalement rien de nouveau sous le soleil, c'est que les gens se réorganisent sur le seul schéma qu'ils connaissent, sans tirer parti des erreurs du passé.

Ca me rappelle ce livre dont je ne me souvient pas du nom (et comme il est rangé dans l'un de mes nombreux cartons de livres à la cave, je ne suis pas prête à remettre la main dessus), où des milliers de personnes se réveillent un beau matin, complètement nus, sur une terre vierge, comme une sorte de deuxième chance. Au final, alors que certains  se sont mis à cultiver la terre et pratiquent le troc de façon harmonieuse, d'autres ont mis en place des micro sociétés capitalistes et partent à la conquête de terres et d'esclaves pour les servir.

Mais je m'égare. Revenons en à un autre problème majeur pour les survivants : les Triffides. Ces plantes apparues sur terre quelques années auparavant ont maintenant la capacité de se déplacer, et sont devenues une réelle menace pour la survie de l'espèce humaine. Elles se dirigent au son, et peuvent projeter un dard dont le venin est mortel pour l'homme. Cruelle ironie que celle de l'homme finalement menacé par une ressource qu'il a exploité à des fins bassement commerciales et cupides, mais qui quelque part, fait écho à ce que nous vivons aujourd'hui. Même si nous ne sommes pas en danger physiquement là tout de suite, la surexploitation des ressources de la planète conduira certainement à terme à son extinction.

En résumé, Le jour des Triffides n'est pas un livre visionnaire, ni qui renouvelle le genre. Certains thèmes auraient mérité d'être plus poussés, comme l'arrivée d'une épidémie et d'autres d'être mis de côté. Au final, on ne sait pas trop où le roman nous mène, et la fin du premier tome ne donnera envie qu'aux plus curieux de découvrir la suite. Les autres se contenteront de questions restées sans réponses.

Par N@th - Publié dans : Pas mal, mais sans plus
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Jeudi 2 octobre 2008
Robert Harris, éditions Pocket.

Si Fatherland fait partie de ma sélection de romans SF, c'est uniquement car c'est aussi (et avant tout) un roman uchronique et un très bon roman policier.

Nous sommes en 1964. Les nazis ont remporté la Seconde Guerre Mondiale, et l'empire du Reich s'est étendu. Joseph Kennedy Sr est le Président des Etats-Unis, et, bien entendu, Adolf règne sans conteste sur le reste du monde et va fêter des 75 ans.

Xavier March est un détective travaillant pour la Kripo, la KriminalPolitzei. Appelé à remplacer l'un de ses collègues sur une affaire de suicide apparemment banale, Xavier va sans le savoir se mettre dans une situation plus que délicate. En effet, Joseph Buhler, le décédé, est un ancien "ami" d'Hitler à l'époque où ce dernier n'était qu'un jeune agitateur, et son suicide ressemble de plus en plus à un meurtre. L'intuition de March était juste, puisque peu de temps après, d'autres vieux amis d'Hitler se mettent eux aussi à disparaître de façon étrange.

Dans sa quête de vérité, March sera secondé par une jeune journaliste américaine, à la recherche du scoop de sa vie.

L'une des chose les plus passionnantes de ce roman est la description d'un Berlin sous la coupe des nazis dans les années soixante. Les règles qui régissent désormais la société sont vraiment effrayantes. A mon avis, elles le sont d'autant plus que certains pays de nos jours appliquent les mêmes règles de vie en communauté, et ce, malgré les prétendues pressions politiques internationales. Par certains côtés, ce Berlin là est parfois similaire à la Chine ou à certains pays d'Afrique du Sud d'aujourd'hui. Ca fait malheureusement froid dans le dos.

Mon avis :
Sans prendre parti, Robert Harris a au mois réussi avec Fatherland à éviter la trop facile dichotomie "les nazis sont tous des méchants/les américains sont tous des gentils". Dans ce roman, il n'y a pas d'héro ni de méchant à proprement parler, juste des personnages qui ont leur propre échelle de valeur et qui prennent des décisions en accord avec leur conscience.

Pour en revenir à un aspect plus pratique, l'intrigue est bien ficelée, les personnages sont attachants, l'atmosphère est très réaliste, et le dénouement nous laisse comme un arrière goût un peu amer : ne vous attendez pas à un happy  end ici, je vous préviens. Bref, c'est un bon roman qui vaut le coup.


Par N@th - Publié dans : Encore !
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Mercredi 1 octobre 2008
Chose promise, chose due, ce soir ma review de Fatherland, et si le temps le permet, les 100 premières pages de Le Jour des Triffides.

A tout à l'heure ;-)
Par N@th
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Vendredi 19 septembre 2008
Mais débordée de travail depuis mon retour de vacances...

Ce fait plus de 3 semaines maintenant que j'aurais du rédiger un post sur Fatherland, l'excellent roman uchronique de Robert Harris, mais je ne trouve simplement pas le temps.

En plus, comme je n'avais plus un kopeck, j'ai continué Le Trône de Fer (j'en suis au tome 4, et franchement, il est pas terrible) et je viens de commencer la biographie de Carly Fiorina, ex-pdg d'Hewlett Packard qui s'est fait jeter de son poste comme une merde par son conseil d'administration...

Alors promis, je vais rédiger Fatherland (avant de commencer l'un des romans que je viens de m'acheter , je vous rassure).

Voilà tout ce qui devrait arriver avant la fin du mois
:


Le Jour des Triffides
John Wyndham
L'Affaire Jane Eyre
Jasper Fforde
Eon
de Greg Bear

Poker d'âmes
Tim Powers

Les puissances de l'invisible
Tim Powers

Titan
Stephen Baxter

Les dossiers Dresden T5 - Masques mortuaires
Jim Butcher

 


A++ !


Par N@th
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Vendredi 22 août 2008
de Johan Heliot, publié au éditions Folio SF.

Pour changer, et pour vous donner une idée du roman, voici la quatrième de couverture :

" Printemps 1889. Un vaisseau hybride de chair et de métal fait irruption dans le ciel de Paris, stupéfiant la foule venue célébrer la clôture de l'Exposition universelle. L'humanité entre en contact avec les extraterrestres Ishkisset découvre une technologie qui surpasse ses rêves les plus fous.

Dix ans plus tard, l'Europe s'est transformée grâce à l'alliance rendue possible entre la vie et le métal. Pourtant, la révolte gronde, menée par les artistes et les écrivains exilés en Amérique. La science fabuleuse apportée par les créatures d'outre-espace est devenue un instrument d'oppression entre les mains de l'Empereur français. Les droits des peuples sont bafoués, les opposants déportés grâce à la nef Ishkiss vers le nouveau bagne que Louis Napoléon vient d'inaugurer dans les entrailles de la Lune.

Quels sont les véritables desseins des alliés du maître de l'Empire ? La réponse offre la clé de l'éternité. Un seul homme sur Terre est peut-être capable de l'entrevoir : celui dont les rêves à présent dépassés ont à longeur de pages fasciné ses semblables.
.."

Premier roman de Johan Heliot, La lune seule le sait est doncun roman uchronique et steampunk à la fois. Louis Napoléon Bonaparte qui a échappé à la mort, maintenu en vie grâce à la technologie des Ishkiss, est de plus en plus mégalo et espère concrétiser ses envies de grandeur en conquérant l'Univers.

Mais la révolte gronde et s'organise dans les bas-fonds de la ville. Jules Verne, sortit de son exil, est alors envoyé sur la Lune afin de retrouver la trace de Louise Michel, qui, à la tête des révoltés,ne donne plus signe de vie.

Mon avis :
Pas inintéressant, mais pas passionant non plus, La Lune seule le sait est pourtant plein de bonnes idées. Le roman exploite de façon intelligente la présence de grandes figures de l'histoire de France au comportement parfois un peu trop attendu. Autre point fort, l'amalgame (au sens propre et au sens figuré) entre la technologie et l'organique, qui a donné vie a des moyens de transport et de survie inquiétants mais terriblement attrayants. Malheureusement, le roman se transforme vite en un long descriptif de l'univers immaginé par Johan Heliot, et on a parfois le sentiment que l'intrigue passe au deuxième plan. D'ailleurs, j'ai été
plutôt déçue par "les véritables desseins des alliés du maître de l'Empire" (qui n'apportent pas grand chose au roman), par la prestation de Jules Verne en détective et par la confrontation finale et le soulèvement de la Commune qui est un peu fade et manque d'entrain. Pour un premier roman, l'ensemble est correct mais n'est pas suffisament poussé pour être attachant.

Par N@th - Publié dans : Pas mal, mais sans plus
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Mardi 12 août 2008
Rendez-vous avec Rama, d'Arthur C. Clarke, aux éditions J'ai Lu.

Rendez-vous avec Rama nous raconte l'histoire de la découverte, en 2130, d'un objet spatial dans le système solaire Ce cylindre, long de centaines de kilomètres, se dirige droit vers le soleil à une vitesse ahurissante. L'organisation des planètes unies décide alors d'envoyer une mission d'exploration sur cet artefact nommé Rama. Mais ce qu'ils vont y découvrir dépasse l'entendement : un monde entier est contenu dans ce cylindre, avec des villes, des lacs et des mers, mais pourtant, aucun habitant visible. Tout semble être l'oeuvre d'une civilisation vieille de plusieurs milliards d'années à la technologie dépassant nos lois et nos connaissances.

Ce roman est l'histoire d'une exploration. Pas d'histoire d'amour entre explorateurs, pas de traître dans les rangs, pas de petit bonhomme vert ni de monstre assoiffé de sang, ce "monde" est le seul personnage principal de ce roman. Cette vision d'un monde nouveau, totalement étranger à nos lois physiques, permet à l'auteur de mettre finalement en avant la petitesse de l'être humain en tant que genre dans l'infinité de l'espace, et sa très relative habilité n'être autre chose qu'un grain de sable dans l'univers.

Là où ce roman se démarque des autres romans exploratoires du genre, c'est par le fait que le lecteur ne sait rien de plus que l'équipe d'exploration. Leurs hypothèses resteront sans réponse et leurs interrogations aussi : nous n'en saurons jamais plus qu'eux. Tout reste inexpliqué, de l'objectif de Rama au dessein des raméens. Parti comme il est venu, Rama laisse à tous un étrange goût d'inachevé typique du genre humain qui cherche toujours à savoir "pourquoi ?".

Mon avis :
Dans ce roman, Clarke a gardé la même simplicité d'intrigue que dans 2001: l'odyssée de l'espace, dans le sens où la découverte est le coeur même de l'intrigue. Loin des élucubrations abracadabrantes d'autres romans exploratoires, Rendez-vous avec Rama laisse le lecteur dans un état de satisfaction totale : c'est un roman qui ne prétend être que ce qu'il est, c'est tout. L'approche de Clarke est en parfaite adéquation au type de roman qu'il écrit : sans fioritures. On termine peut-être Rendez-vous avec Rama un peu frustré, mais on se console en sachant qu'Arthur C. Clarke a par la suite, avec Gentry Lee, écrit Rama II, Les jardins de Rama et Rama rélévé.

A noter pour la petite histoire que Rendez-vous avec Rama a obtenu la prestigieuse liste de prix suivants :
- Prix Hugo du meilleur roman en 1974
- Prix Nebula du meilleur roman en 1973
- Prix Locus du meilleur roman en 1974
- Prix British Science Fiction en 1973
- Prix John W. Campbell, Jr Memorial en 1974
Par N@th - Publié dans : Encore !
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Jeudi 7 août 2008
Ca y est, je viens enfin de recevoir 3 des 4 livres commandés à la Fnac la semaine dernière.

   
Rendez-vous avec Rama
Arthur C. Clarke
La Lune seule le sait
Johan Heliot
Fatherland
Robert Harris


Le seul hic c'est que je suis à fond dans la saga du Trône de Fer, dont le découpage est encore plus traitre qu'un recueil de nouvelles. Impossible de s'arrêter !
D'un autre côté, je suis en train de finir le tome 2, et il m'en reste encore au moins 7, j'ai le temps de voir venir
.

Le plus difficile va être de choisir par lequel commencer...


Par N@th
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