L'Homme au torque
d'or, Simon R. Green, éditions L'Atalante
Robert Harris, éditions Pocket.
Rendez-vous avec Rama, d'Arthur C. Clarke, aux éditions J'ai Lu.
Spin, de Robert Charles Wilson, paru aux éditions
Denoël
Quel bonheur de retrouver John Taylor !
Détective un peu paumé, John Taylor a la particularité de TOUT retrouver, aussi bien des choses que des personnes, grâce à un pouvoir particulier, une sorte de super 6ème sens, qui lui permet de
tout localiser. Mais chaque don à son revert de médaille : il lui permet aussi de se faire repérer par tous ses ennemis..
John est
accompagné d'amis (enfin, jusqu'à preuve du contraire, on ne sait jamais bien), aux noms aussi exotiques que Freddie le Rasoir ou Suzie bang-bang (en rapport avec son activité préférée : tout péter
et casser la gueule de tout le monde, si possible avec pertes et fracas).
Le Chevalier de
l'Eté, par Jim Butcher, paru aux éditions Bragelonne (collection : l'Ombre de Bragelonne)
Ah, quel bonheur
! Après deux dernières lectures plutôt ennuyeuses, j'ai enfin eu le plaisir de savourer mais aussi de dévorer un nouveau roman. Voici le topo : Brendan Doyle, écrivain, biographe et infortuné
héros de cette aventure, est engagé par un milliardaire excentrique (bah oui, vous en connaissez beaucoup vous des milliardaires pas excentriques ?) pour accompagner des millionnaires en mal de
sensations fortes lors d'un voyage dans le temps pour assister à une conférence de Coleridge en 1810.
Tout se passe bien jusqu'au moment du retour: Brendan se fait kidnapper, par erreur croit-il, par des manants de l'époque, l'empêchant de rentrer avec ses convives au XXème siècle.
Mais Brendan va vite découvrir que ce kidnapping avait un but bien précis, et va tout faire pour rentrer chez lui, créant ainsi une série d'événements dont notre héros ne va souvent se sortir que
de justesse. Fous adorateurs d'Anubis oeuvrant pour sa domination du monde, sorciers, sectes, régicides, et même soit-disant loups-garous, rien ne sera épargné à notre héros, pas même de
nombreuses tentatives de meurtre.
Mon avis :
Sur un rythme effréné, Tim Powers nous entraîne dans le Londres du XIXème siècle, avec ses coins sombres, ses bas-fonds et son histoire mouvementée. On suit avec beaucoup de plaisir les efforts
de Brendan Doyle pour se sortir de situations plus dangereuses les unes que les autres, et on se délecte de ses moments de lucidité ou il croit enfin approcher de la vérité. Les éléments de
problématiques temporelles sont très bien utilisés et gérés par l'auteur et nous triturent agréablement le cerveau lorsque l'on souhaite y mettre un peu d'ordre.
Tim Powers sait aussi délivrer au compte-goutte et avec une bonne gestion du suspense, de nouvelles données pour nous entraîner encore plus loin : au fur et à mesure que l'on avance, l'auteur nous fournit petit à petit les clés qui dévoilent le schéma du piège qui s'est refermé intentionnellement sur notre infortuné voyageur dans temps pour arriver jusqu'au dénouement final.
Pas mal, pas mal du tout même.