Encore !

Vendredi 22 mai 2009
J'allais oublier :

Achetez Pixel Juice, de Jeff Noon, aux éditions La Volte ( et oui, encore) !


Par N@th
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Lundi 23 mars 2009
L'Homme au torque d'or, Simon R. Green, éditions L'Atalante

Extrait de la quatrième : "Mon nom est Bond. Shaman Bond. C'est faux, mais tellement plus classe. Je m'appelle en réalité Edwin Drood et, depuis des siècles, ma famille protège l'humanité contre les forces du mal. Entre les cas de possession, les aliens métamorphes, les hommes d'État engrossés par le Diable, les seigneurs elfes et leurs dragons, les maladies surnaturelles et les trolls du métro, rien que dans Londres il y a du boulot. Heureusement, le torque d'or que nous portons au cou nous rend invincibles. Enfin, à ce qu'il paraît. Parce que, depuis que ma terrible grand-mère m'a banni pour une raison connue d'elle seule, je ne suis plus sûr de rien. On me pourchasse, on ose même essayer de me tuer, mes amis se détournent de moi. Il ne me reste plus qu'à demander de l'aide à mes vieux ennemis, ceux que je combats depuis toujours. Une racaille assoiffée de sang, même si la petite sorcière, là, est vraiment sexy."

Mon avis
Comme d'habitude, Simon R. Green mélange avec brio humour et fantastique, et ça marche ! Grande fan de la série des Nightside, on retrouve ici tous les ingrédiens chers à l'auteur : un héros un poil désabusé, des situations ubuesques, des monstres fantastiques, des courses poursuites de folie (euh, une seule en fait, mais elle est vraiment palpitante), des échappages de peu à la mort (là par contre, y'en a plein !) et ce mélange d'humour noir sarcastique et décalé qui nous fait pouffer de rire tout seul dans le métro au risque de passer pour un grand malade aux yeux de nos voisins lobotomisés.
Bref, tout y est : amour, action, révélations mais aussi recherche et dépassement de soi, rites initiatiques sans parler de quelques exorcismes bien placés.
Puisque je ne sais plus quoi vaut mieux qu'un grand discours, je n'ai qu'une chose à dire : vivement la suite "Les démons sont éternels" (parution prévue en mai 2009)

Par N@th
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Jeudi 2 octobre 2008
Robert Harris, éditions Pocket.

Si Fatherland fait partie de ma sélection de romans SF, c'est uniquement car c'est aussi (et avant tout) un roman uchronique et un très bon roman policier.

Nous sommes en 1964. Les nazis ont remporté la Seconde Guerre Mondiale, et l'empire du Reich s'est étendu. Joseph Kennedy Sr est le Président des Etats-Unis, et, bien entendu, Adolf règne sans conteste sur le reste du monde et va fêter des 75 ans.

Xavier March est un détective travaillant pour la Kripo, la KriminalPolitzei. Appelé à remplacer l'un de ses collègues sur une affaire de suicide apparemment banale, Xavier va sans le savoir se mettre dans une situation plus que délicate. En effet, Joseph Buhler, le décédé, est un ancien "ami" d'Hitler à l'époque où ce dernier n'était qu'un jeune agitateur, et son suicide ressemble de plus en plus à un meurtre. L'intuition de March était juste, puisque peu de temps après, d'autres vieux amis d'Hitler se mettent eux aussi à disparaître de façon étrange.

Dans sa quête de vérité, March sera secondé par une jeune journaliste américaine, à la recherche du scoop de sa vie.

L'une des chose les plus passionnantes de ce roman est la description d'un Berlin sous la coupe des nazis dans les années soixante. Les règles qui régissent désormais la société sont vraiment effrayantes. A mon avis, elles le sont d'autant plus que certains pays de nos jours appliquent les mêmes règles de vie en communauté, et ce, malgré les prétendues pressions politiques internationales. Par certains côtés, ce Berlin là est parfois similaire à la Chine ou à certains pays d'Afrique du Sud d'aujourd'hui. Ca fait malheureusement froid dans le dos.

Mon avis :
Sans prendre parti, Robert Harris a au mois réussi avec Fatherland à éviter la trop facile dichotomie "les nazis sont tous des méchants/les américains sont tous des gentils". Dans ce roman, il n'y a pas d'héro ni de méchant à proprement parler, juste des personnages qui ont leur propre échelle de valeur et qui prennent des décisions en accord avec leur conscience.

Pour en revenir à un aspect plus pratique, l'intrigue est bien ficelée, les personnages sont attachants, l'atmosphère est très réaliste, et le dénouement nous laisse comme un arrière goût un peu amer : ne vous attendez pas à un happy  end ici, je vous préviens. Bref, c'est un bon roman qui vaut le coup.


Par N@th
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Mardi 12 août 2008
Rendez-vous avec Rama, d'Arthur C. Clarke, aux éditions J'ai Lu.

Rendez-vous avec Rama nous raconte l'histoire de la découverte, en 2130, d'un objet spatial dans le système solaire Ce cylindre, long de centaines de kilomètres, se dirige droit vers le soleil à une vitesse ahurissante. L'organisation des planètes unies décide alors d'envoyer une mission d'exploration sur cet artefact nommé Rama. Mais ce qu'ils vont y découvrir dépasse l'entendement : un monde entier est contenu dans ce cylindre, avec des villes, des lacs et des mers, mais pourtant, aucun habitant visible. Tout semble être l'oeuvre d'une civilisation vieille de plusieurs milliards d'années à la technologie dépassant nos lois et nos connaissances.

Ce roman est l'histoire d'une exploration. Pas d'histoire d'amour entre explorateurs, pas de traître dans les rangs, pas de petit bonhomme vert ni de monstre assoiffé de sang, ce "monde" est le seul personnage principal de ce roman. Cette vision d'un monde nouveau, totalement étranger à nos lois physiques, permet à l'auteur de mettre finalement en avant la petitesse de l'être humain en tant que genre dans l'infinité de l'espace, et sa très relative habilité n'être autre chose qu'un grain de sable dans l'univers.

Là où ce roman se démarque des autres romans exploratoires du genre, c'est par le fait que le lecteur ne sait rien de plus que l'équipe d'exploration. Leurs hypothèses resteront sans réponse et leurs interrogations aussi : nous n'en saurons jamais plus qu'eux. Tout reste inexpliqué, de l'objectif de Rama au dessein des raméens. Parti comme il est venu, Rama laisse à tous un étrange goût d'inachevé typique du genre humain qui cherche toujours à savoir "pourquoi ?".

Mon avis :
Dans ce roman, Clarke a gardé la même simplicité d'intrigue que dans 2001: l'odyssée de l'espace, dans le sens où la découverte est le coeur même de l'intrigue. Loin des élucubrations abracadabrantes d'autres romans exploratoires, Rendez-vous avec Rama laisse le lecteur dans un état de satisfaction totale : c'est un roman qui ne prétend être que ce qu'il est, c'est tout. L'approche de Clarke est en parfaite adéquation au type de roman qu'il écrit : sans fioritures. On termine peut-être Rendez-vous avec Rama un peu frustré, mais on se console en sachant qu'Arthur C. Clarke a par la suite, avec Gentry Lee, écrit Rama II, Les jardins de Rama et Rama rélévé.

A noter pour la petite histoire que Rendez-vous avec Rama a obtenu la prestigieuse liste de prix suivants :
- Prix Hugo du meilleur roman en 1974
- Prix Nebula du meilleur roman en 1973
- Prix Locus du meilleur roman en 1974
- Prix British Science Fiction en 1973
- Prix John W. Campbell, Jr Memorial en 1974
Par N@th
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Vendredi 1 août 2008
Spin, de Robert Charles Wilson, paru aux éditions Denoël

Autant l'avouer tout de suite, j'étais plutôt dubitative, et ce malgré la 4ème de couverture, ayant été précédemment TRES déçue par Darwinia, l'un des précédents romans de Wilson.

Il semble que le thème du nouveau monde qui bouscule (et c'est peu dire) la vie des  gens soit le thème de prédilection de Wislon. Dans Darwinia, en 1912, l'Europe et une partie de l'Angleterre disparaissent subitement et son remplacées par un continent à la faune et la flore non terrestres, que les gens appellent la Darwinie. Dans Spin, où l'action est contemporaine, ce sont les étoiles et la lune qui disparaissent une belle nuit d'été. Les scientifiques de l'époque découvrent que la panète est entourée d'une sorte de barrière qui en ralentit la révolution. A l'extérieur du Spin, le temps s'écoule un million de fois plus vite. A cette cadence, le soleil est devenu un vrai danger pour l'humanité.

Mais la question la plus importante à laquelle l'humanité doit répondre concerne l'origine du Spin, ses créateurs et leurs réelles motivations. Nous savons ne plus être seuls dans l'Univers, mais pourquoi la Terre est enfermée dans un cocon ? Et quelles seront les conséquences cette "isolation" pour l'avenir de la planète ?

Nous suivons cette aventure par les yeux de Tyler Dupree, depuis ses 12 ans à l'époque de la disparition des étoiles jusqu'à sa vie d'adulte. Tyler est, depuis son enfance, proche de deux autres protagonistes, Jason et Diane, un frère et une soeur, qui eux aussi vont  évoluer face à cette nouvelle situation, chacun à leur manière.

Le roman est découpé par un système de flashbacks, où l'on peut suivre d'un côté l'historique de la Terre depuis la découverte du Spin, et de l'autre côté, la situation actuelle qui semble bien problématique pour notre héro. Ce dernier est poursuivit (voire même pourchassé) par on ne sait qui et on ne sait pas pourquoi, mais on comprend bien qu'il n'a pas intérêt à se faire attraper.

Mon avis :
Roman haletant et sans temps morts, Spin ravira les amateurs des romans sur la question du "Et si nous n'étions pas seuls dans l'Univers?". Le trio de personnages principaux et leurs relations les uns aux autres est à mon sens bien exploité et on suit vraiment avec intérêt la façon dont ils ont pris en main leur vie à l'aube d'une possible extinction de l'humanité.
Un bon roman donc, que je recommande chaudement.
Par N@th
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Jeudi 10 juillet 2008
Quel bonheur de retrouver John Taylor ! Détective un peu paumé, John Taylor a la particularité de TOUT retrouver, aussi bien des choses que des personnes, grâce à un pouvoir particulier, une sorte de super 6ème sens, qui lui permet de tout localiser. Mais chaque don à son revert de médaille : il lui permet aussi de se faire repérer par tous ses ennemis..

C'est que john évolue dans le Nightside, un endroit mystérieux de Londres, plus grand que cette dernière, où il est toujours 3 heures du matin, et où évoluent et cohabitent les créatures les plus étranges, les plus mystérieuses et les plus improbables surtout.




John est accompagné d'amis (enfin, jusqu'à preuve du contraire, on ne sait jamais bien), aux noms aussi exotiques que Freddie le Rasoir ou Suzie bang-bang (en rapport avec son activité préférée : tout péter et casser la gueule de tout le monde, si possible avec pertes et fracas).

Aimant à problème, John essaye donc tant bien que mal de survivre dans ce monde hostile, où les règles sont les mêmes que celles du Fight Club ou de Las Vegas, au choix. Résoudre les affaires de ses clients en restant en vie tient du miracle. Ou de la malchance. Par dessus tout, John essaye de découvrir l'identité de sa mère, que toute créature vivante ou non semble craindre encore pus que la peste bubonique...

Mon avis :
Je ne vais pas vous raconter les intrigues de ces deux tomes : je ne voudrais pas vous gâcher le plaisir ! Une chose est sûre : ces deux nouveaux tomes sont aussi drôles, riches, étonnants, mystérieux et freaky que le premier. D'après ce que j'ai pu voir, il y e a 8 en tout. S'il vous plait, M. Bragelonne, sortez vite les suivants !

(Si je savais comment insérer des étoiles, j'en mettrai 5!)

Par N@th
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Dimanche 22 juin 2008
Le Chevalier de l'Eté, par Jim Butcher, paru aux éditions Bragelonne (collection : l'Ombre de Bragelonne)

Ah, quel bonheur! Enfin le quatrième volume des mésaventures, d'Harry Dresden, magicien cynique et désabusé qui se fourre toujours où il ne faut pas.

Après avoir défié la Cour Rouge des vampires, s'être attaqué à des loups-garous et avoir fait la nique à un fantôme en mal de vengeance, Harry, pensait avoir touché le fond. C'était sans compter sur l'humour douteux de Dame destinée...

Je ne vais rien vous dévoiler sur ce tome, à part que les forces auxquelles Harry s'attaque contre son gré comme d'habitude, sont loin d'être du même accabit et vont vraiment lui donner du fil à retordre.

Mon avis:
Un peu  plus lourd que ces prédecesseurs il est vrai, ce tome ne manquera tout de même pas de faire le bonheur de ceux qui ont comme moi accroché dès le premier épisode. On y retrouve l'humour noir des premiers tomes et les amis/ennemis précédement rencontrés.
Contrairement aux volumes précédents, je conseille tout de même à ceux qui voudraient se jeter à corps perdu dans cette histoire d'avoir lu les tomes précédents, ne serait-ce que pour comprendre les lois qui régissent le monde invisible ou les liens qui unissent Harry avec tous les protagonistes de ce volume.

Vivement le tome 5 !
Par N@th
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Mercredi 14 mai 2008

Ah, quel bonheur ! Après deux dernières lectures plutôt ennuyeuses, j'ai enfin eu le plaisir de savourer mais aussi de dévorer un nouveau roman. Voici le topo : Brendan Doyle, écrivain, biographe et infortuné héros de cette aventure, est engagé par un milliardaire excentrique (bah oui, vous en connaissez beaucoup vous des milliardaires pas excentriques ?) pour accompagner des millionnaires en mal de sensations fortes lors d'un voyage dans le temps pour assister à une conférence de Coleridge en 1810.
Tout se passe bien jusqu'au moment du retour: Brendan se fait kidnapper, par erreur croit-il, par des manants de l'époque, l'empêchant de rentrer avec ses convives au XXème siècle.
Mais Brendan va vite découvrir que ce kidnapping avait un but bien précis, et va tout faire pour rentrer chez lui, créant ainsi une série d'événements dont notre héros ne va souvent se sortir que de justesse. Fous adorateurs d'Anubis oeuvrant pour sa domination du monde, sorciers, sectes, régicides, et même  soit-disant loups-garous, rien ne sera épargné à notre héros, pas même de nombreuses tentatives de meurtre.

Mon avis :
Sur un rythme effréné, Tim Powers nous entraîne dans le Londres du XIXème siècle, avec ses coins sombres, ses bas-fonds et son histoire mouvementée. On suit avec beaucoup de plaisir les efforts de Brendan Doyle pour se sortir de situations  plus dangereuses les unes que les autres, et on se délecte de ses moments de lucidité ou il croit enfin approcher de la vérité. Les éléments de problématiques temporelles sont très bien utilisés et gérés par l'auteur et nous triturent agréablement le cerveau lorsque l'on souhaite y mettre un peu d'ordre.

Tim Powers sait aussi délivrer au compte-goutte et avec une bonne gestion du suspense, de nouvelles données pour nous entraîner encore plus loin : au fur et à mesure que l'on avance, l'auteur nous fournit petit à petit les clés qui dévoilent le schéma du piège qui s'est refermé intentionnellement sur notre infortuné voyageur dans temps pour arriver jusqu'au dénouement final. 

Pas mal, pas mal du tout même.

Par N@th
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Lundi 7 avril 2008
Dire qu'il y a encore une semaine, j'étais tranquillement en train d'essayer de ne pas lamentablement me gauffrer sur les pistes de ski... heureusement, pour ces longues soirées d'hiver, j'avais prévu le coup et emporté plusieurs bouquins dont j'ai déjà parlé ici.
Voici le 3ème : Vieux Démons, de S.R. Green (éditions Bragelonne).

Disons le d'entrée de jeux, ce n'est pas le roman (ou la série) du siècle. Mais cela ne m'a pas empêché, bien au contraire, de prendre un réel plaisir à le lire, et du coup, de le dévorer en même pas deux heures. Petit livrequi ne se prend pas au sérieux, Vieux Démons n'a pas la prétention d'être autre chose que ce qu'il est (un très bon divertissement), et ça fait du bien.

C'est qu'il est plutôt bien ficelé, avec tous les ingrédients que j'aime : un personnage principal un peu looser, dont on soupconne la sombre (et honteuse) histoire, un monde parrallèle intriguant, où le danger vous guette à chaque coin de rue (et après avoir lu ce premier tome, c'est rien de le dire), une demoiselle en détresse, des monstres, des magiciens, des entités bizarroïdes et autres joyeusetés, le tout servi par un humour caustique et cinglant (si, vous savez, celui qui fait que vous rigolez tout seul dans votre coin dans le métro), bref, que du bonheur. Ca, c'est Vieux Démons, premier tome d'une série que j'espère longue.

En conclusion :
Tout comme Les Dossiers Dresden - dont je parlerai à la sortie du tome 4 - seuls les trois premiers tomes sont pour le moment disponibles en France. Je vais malheureusement devoir attendre un peu avant de pouvoir me jetter dans les tomes 2 et 3 (j'ai une pile de livres qui m'attend déjà), mais si vous pouvez, n'hésitez pas : foncez !
Par N@th
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Lundi 7 avril 2008
Bon, soyons clairs, je suis une trouillarde finie qui ne peut pas s'empêcher de lire des livres qui lui foutent les pétoches.

Pourtant mon cas est déjà grave : je ne me lève jamais la nuit sans allumer toutes les lumière de l'appart, je ferme toutes les portes au cas où quelques mort-vivants décident de me me faire avoir une crise cardiaque grâce à leurs yeux luminescents plein de haine (et de faim de sucroît), et je ne regarde JAMAIS sous mon lit avant de dormir (je ne veux même pas savoir si quelque chose s'y cache). Aujourd'hui, la configuration de mon appartement ne s'y prête plus, mais du temps de ma jeunesse folle, j'ai déjà bondi le plus loin possible de mon lit le matin pour ne pas me faire agripper le mollet par une bête sanguinaire et j'ai longtemps dormi la lumière allumée (jusqu'au jour où je me suis rendue compte que les ombres étaient potentiellement plus flippantes que le noir total). Au final, c'est surtout ma moitié qui en pâtit le plus...

Et malgré tout, je ne résiste pas à la lecture d'un bon roman qui fout les pétoches, qui fait que l'on se retourne dans une pièce pour être sûre qu'il 'y a personne (comme après avoir regardé Halloween), que l'on se regarde un peu plus longtemps dans le miroir pour être certain de ne rien y déceler d'autre (l'apparition fugace d'un fantôme par exemple) et que le moindre bruit dans l'escalier vous donne envie de prendre vos jambes à votre cou et de sortir le plus vite possible. Le pire : je ne peux pas décrocher du livre, il faut que je sache ! alors voilà, je lis jusqu'à 2, 3 heures du mat, et je ne peux plus m'endormir évidemment..

Alors, vous pensez bien que lorsque Le Costume du Mort de J.Hill est arrivé (éditions JC Lattès) je n'ai pas pu résister.
Terriblement efficace, l'auteur nous fait entrer dans le vif du sujet avec une rapidité étonnante : au bout de la 8ème page environ, les ennuis ont déjà commencé pour notre rockeur sur le retour et sa groupie gothique. S'en suit une sorte de road movie à travers les US pour contrer ce revenant aux yeux gribouillés bien décidé à faire passer nos deux amis dans l'autre monde, sur un rythme bien soutenu tout le long du roman, encadré de moments plutôt flippants qui n'augurent rien de bon pour nos deux héros.

Mon avis :
ok, j'ai très vite très peur (et je n'arrive pas à m'endormir après), mais Le costume du mort est un roman efficace. Pas le meilleur, il ne renouvelle pas le genre, mais ne faiblit pas pour autant dans sa mission. Je recommande, donc à tous les amateurs du trouillomètre à zéro.

Par N@th
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