Ca l'fait pas...

Lundi 23 mars 2009
Bleue comme une Orange, Norman Spinrad, édition J'Ai Lu SF

La quatrième  :"Fin du XXIe siècle. Un réchauffement accéléré de la planète a précipité la montée des eaux, éradiqué certains espaces de la carte, transformé les régions chaudes en déserts et la Sibérie en une nouvelle Californie. La terre est-elle réellement sur le point d'atteindre la condition vénus, c'est-à-dire de se transformer en un territoire inhabitable ? C'est à paris, devenue une cité tropicale colonisée par les perroquets, les alligators et les bougainvillées, que l'ONU décide d'y consacrer un congrès. Où l'on soupçonne bientôt la grande machine bleue, un puissant cartel, de provoquer délibérément ces bouleversements climatiques pour vendre sa technologie..."

Mon avis
A part "déçue", je ne sais pas trop quoi dire d'autre sur ce roman. Comme beaucoup je pense, j'ai été littérallement happée et subjugée par Jack Barron et l'éternité, critique acerbe des media et de leur pouvoir. Mais là, j'ai eu l'impression de tourner en rond dans un roman d'espionnage plutôt insipide. L'intrigue est un peu molle et les personnages ne sont que des caricatures d'eux-même ; quant au dénouement final, il est sans surprise et sans intérêt.

Ca m'a déjà fait le coup avec Tim Powers. J'avais adoré Les Voies d'Anubis, mais les deux suivants, Poker d'âmes et Les Puissances de l'Invisible (deux critiques à venir) m'ont laissé de marbre, allez savoir pourquoi.
Ca devient lassant...



Par N@th
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Dimanche 22 juin 2008
Suite et fin du post publié ici, qui n'était déjà pas très élogieux je l'avoue. Malheureusement, je crois qu'à ce niveau là, il n'est pas nécessaire d'en faire des tonnes. Je vais donc faire court et abréger mes souffrances.

Ca faisait longtemps que je n'avais pas été autant déçue par un livre : l'intrigue est ridicule et les personnages principaux sont encore plus caricaturaux que je ne le croyais possible. La femme est hantée par un ex petit ami, dont on ne parle plus du tout aux 3/4 du roman, allez savoir pourquoi, alors qu'il est la principale cause de son état de santé. L'homme, quant à lui, est un américain moyen, lâche, idiot et sans substance. Sans parler de l'athmosphère faussement glauque de la ville, des habitants aux croyances païennes anciennes improbables et de divinités/fantôme complètement ridicules.

Mon avis :
Je crois que ça a été les 170 pages les plus longues que j'ai jamais lues, à peine dignes d'un scénario de téléfilm de deuxième partie de soirée sur TF6. Et le tout pour la modique somme de 15 euros...
Par N@th
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Lundi 2 juin 2008
Bon, en réalité je ne vais vous parler que des 84 premières : je ne suis pas encore arrivée à 100. D'un autre côté, cette édition n'en fait que 176...

Jack Mustaine tombe en rade dans un trou paumé de Louisiane appelé Graal, dont la devise est "A Graal, ce qui est bizarre est normal, et ce qui est normal est sans intérêt".

Notre héros se retrouve donc coincé dans cette bourgade aux croyances obscures, qui fête La Reine du Solstice et qui adore, au sens biblique du terme, l'existence d'un mystérieux Bon Homme Gris. Jack se fait embarquer par Vida, une allumée, considérée par ses pairs comme la sorcière vaudou du coin, dans une étrange histoire où se mèlent apparement occultisme, magie noire, et croyances anciennes.

Bon, ça démarre commme le mauvais pitch d'un film sur les légendes urbaines pour adolescents en mal de sensation fortes. Et j'avoue que ça continue un peu dans ce sens. Le premier chapitre, de 8 pages, additionne des phrases sans verbes décrivant le paysage et leur étrangeté. OK, ça va, on a compris : l'endroit est glauque. On se retrouve alors en train de suivre Vida, qui semble vivre une expérience paranormale pour finir plus ou moins empalée par un bambou (non, non, je ne rigole pas). On comprend alors qu'en plus d'être bizarre (elle croit en des trucs vraiment space), elle est pas très nette.
Dieu merci, l'arrivée de Jack Mustaine suscite enfin un peu d'intérêt, qui s'estompe malheureusement rapidement par une immersion dans le quotidien des habitants de cette ville de l'Amérique profonde.

Pour résumer : jusqu'ici, j'ai appris que Graal était une vielle ville aux traditions vielles comme la terre, que le héros se nomme Jack, et qu'il rencontre une folle furieuse, Vida, qui semble être une ancienne prêtresse vaudou qui croit dur comme fer que Jack n'est que l'enveloppe charnelle de la Forme (j'ai toujours pas compris ce qu'était cette "divinité" païenne).

Plus que 80 pages avant qu'il se passe quelque chose... pourvu que ça arrive, et vite (si, en plus, ça pouvait être intéressant...)

Du coup, je vais finir les 20 pages qui me restent de l'Echelle de Darwin, j'aurais moins l'impression de perdre mon temps.
Par N@th
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Mercredi 23 avril 2008
Pourquoi celui-là plutôt qu'un autre ? Il est vrai que mon histoire avec Asimov avait plutôt mal commencée : échaudée par un Le Monde des non-A, lu trop tôt, mais qui, à ma décharge est loin d'être le plus abordable (ceux qui l'ont lu se reconnaîtront), j'avais abandonné l'idée d'en lire un deuxième.

Et voilà qu' à la lecture d'une nouvelle de Silverberg, une préface attire mon attention. Robert (oui, lui aussi c'est mon pote) explique qu'à la suite d'un malentendu, Isaac a précisement écrit ce roman en guise de reproche à la soi-disant ignorance de Robert sur l'impossibilité de l'isotope Plutonium 186...  Sauf que Robert lui faisait une blague... Heureusement, depuis cette histoire, ces deux écrivains se sont réconciliés, et ont même collaboré sur 3 romans. Et bien entendu, curieuse comme je suis (d'autant plus que la nouvelle de Robert Silverberg sur cet isotope, La solution d'Asenion - est vraiment super) j'avais gardé l'idée de le lire un jour.

Mais voilà, disons le d'emblée : ce roman a très mal vieilli, TRES. Le style est lourd, ampoulé, et manque sérieusement de rythme. Le problème est particulièrement accentué dans ce roman, à la construction cassante et sans transitions.

Dans la première partie du roman, des scientifiques terriens ont découvert le Plutonium 186, ce dernier leur étant envoyé depuis un monde parallèle. Ce fameux plutonium dote la planète d'une source d'énergie inépuisable, mais certains estiment qu'à terme, elle risque (pour des questions de forces gravitationelles) de transformer le soleil en quasar et provoquer l'extinction de notre système solaire.

Et puis, sans crier gare, nous nous retrouvons catapultés sur cet univers parallèle, où l'on assiste à la vie et la fausse-mort des êtres qui la peuplent et pourquoi ils se foutent royalement de la destruction de la Terre (ok, c'est la seule partie qui vaut le coup : cette planète et ses habitants, les Fluides, sont décrits de façon magistrale).

Et voilà qu'Isaac remet ça 40 pages plus tard, et nous recatapulte sur la Lune, genre 40 ans plus tard. Et là, c'est le drame : histoire d'amour sans aucun intérêt, fausse affaire d'espionnage à deux balles, morale éculée, enfin bref, on décroche, même en y mettant de la bonne volonté. 

Mon avis :
Lisez plutôt la nouvelle de Robert Silverberg, La solution d'Asenion (publiée dans le recueil Mon nom est Titan, J'ai Lu), c'est largement suffisant.

Par N@th
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